
Oh je sais bien ... oh oui, je te vois venir mais arrête immédiatement : je n'ai aucun problème avec mon âge. J'assume parfaitement mes ... bref.
C'est juste qu'hier soir, une idée m'a traversé l'esprit [enfin, ce qu'il est restait en fait].
Après avoir été l'hétérosexuel modèle uqi cochait toutes les cases [pas par choix mais parce qu'il ne se prenait pas la tête en fait] sauf celles de s'enflammer pour des matchs de foot ou e trouver sensuelles des latinasses qui se déhanchent en maillot de bain comme des putes, j'ai commencé à noter quelques signaux faibles de mon évidente homosexualisation : un énorme coffret collector Dalida, des bougies parfumées partout, une accumulation de crèmes qui feraient passer ma salle de bain pour un show-room de Sephora, des calendriers de garçons nus, un parfum d'intérieur Goa Feuilles d'Olivier ... j'en passe et des pires.
Ne va pas croire que je ferai des étiquettes grossières des constantes permettant de m'accuser d'homophobie [ça fait longtemps d'ailleurs, ça me manque que des racisés cis-genres qui jouent les procureurs sans savoir écrire français viennent m'expliquer quelle étiquette ils me collent sur le cul parce que j'aurais osé en manipuler d'autres au second degré sans leur nécessaire approbation légitimée par je ne sais quoi], le fait est que j'ai laissé des choses entrer dans ma vie à raison de l'envie qu'elles me procuraient. Ainsi, oui, cette lithographie de Batman qui embrasse Robin trône sur l'un des murs et cela me ravit autant que la photo de la Reine Elizabeth II qui ferme les yeux. C'est comme ça, je fonctionne au feeling, trouvant finalement assez sympa d'acheter une banane lumineuse ou un gros Mario moustachu. Je me fiche bien de ce que l'on peut penser du fait que j'ai une grosse tapette à mouche rose ou une composition de néons arc-en-ciel.
Sauf que ... hier soir et tandis que je dégoulinais sur mon canapé toujours aussi joli en boxer mettant avantageusement des formes viriles indéniables, ne voila-t-il pas que je me suis surpris à me dire que ...
que ...
... j'aurais bien apprécié d'avoir un plaid sur moi ! Bim boum badaboum ... UN PLAID !
T'aurais vu la tête que j'ai faite. Nan mais ... ce qu'il me reste de sexytude fut atomisé aussi rapidement que le gouvernement ne change d'avis sur les mesures à prendre pour endiguer la pandémie. Un plaid ...
Et là, d'un coup, je me suis dit : Nan mais Tto, déjà qu'il y a deux mois tu as fait une crise de grenouillère en en achetant deux d'un coup parce que je trouvais cela hyper sexy de me dire qu'on pouvait être nu dans un truc bien chaud comme ça et que la fermeture éclair était d'un érotisme évident, là on passe au plaid donc !
Ne va pas imaginer que j'assimile le plaid à un signe extérieur de vieillesse évident. C'est juste que je n'ai jamais eu de plaid de ma vie, jamais [oui tu peux ajouter cela au fait que je n'ai toujours pas regardé un épisode de "La petite maison dans la prairie" ... un truc incroyable pour certains]. Je ne prétends pas faire tout ce que mon âge suppose que je doive faire sinon, oui, je serais en pleine crise de la quarantaine à poursuivre des jeunes petits culs dans des caves urbex aussi humides que les corps que j'honorerais dans des tournantes démentes, je ferais de la gonflette à gogo pour essayer de maintenir mon corps de jeune homme, je serais au bord de l'orgasme à me préparer des brocolis vapeur au tofu pour ne pas risquer de prendre un gramme ... bref, si vraiment j'avais le comportement de mon âge, il y a des tas de choses que je ferais et que je ne fais toujours pas sans vraiment penser que je les ferai un jour.
Ok ok, j'avoue : tous les soirs vers 20h15, je ne veux pas manquer ma série et je m'installe religieusement devant ... "Sabrina, l'apprentie sorcière" [nan mais tu n'as quand même pas cru une seconde que je regardais "Plus belle la Vie" quand même !!!] sur Gulli et je te le dis : j'adore Salem au point que le remake à tendance spin-off centré sur le chat diabolique m’apparaît être incontournable. Mais bon, on ne m'écoute jamais.
Or donc, un plaid ... Le fait que l'idée m'ait traversé le ciboulot me fait réfléchir : serais-je en train de vieillir ? Zolimari a-t-il raison quand il dit que je commence à être un vieux con à force de rappeler les règles de la copropriété à des crétins qui n'en font qu'à leur guise et jouent de la perceuse à 21h ou laissent leurs chiards beugler dans les escaliers parce qu'elles préfèrent bavasser entre Prix Nobel sur la maîtresse à l'école qui n'est vraiment pas gentille oh bah non hein ... M'en fous ! J'ai refusé de regarder ce qu'il y avait comme plaids sympas. Non non non ...
Et comme pour conjurer le sort, je bosse en jockstrap aujourd'hui et puis voilà ! Je pense que je vais même encore faire ma séance de sport comme ça. Bon ... on a les combats que l'on peut hein !
Tto, qui serait, probablement et sous réserve de confirmation en train de commencer à entamer les prémices d'un éventuel vieillissement hypothétique
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Si je devais faire une attestation en mode gouvernemental de mon post-it du jour, me faudrait-il encore trouver une quinzaine de points à lister. Pour l'absence de cohérence, t'inquiète, j'ai des années d'expérience [qui font toujours la différence] au compteur.
Où se trouve donc l'actualité du moment ? Facile ... tu as la carte ci-contre et, pour ta culture et briller la prochaine fois que tu aras décidé d'en parler, tu as de la chance : le nom est quasiment prononçable sans l'aide d'une armée d'orthophonistes à ceci près que je te rappelle que le "j" se prononce comme un "y" et je t'apprends certainement que le double "l" de la fin doit être prononcé "tl".


- C'est acté : Laurent Bignolas ne sera pas reconduit à la tête de "Télématin". La piste Thomas Sotto, ex matinalier d'Europe1, est envisagée sérieusement [d'autant que ses audiences à RTL ne sont pas fameuses].




Je me souviens de ces dialogues avec lui comme si c'était hier. J'étais fougueux et je cherchais plein de choses dans tous les sens. Et puis, un jour, un jeune homme m'a abordé sans vraiment oser le faire après avoir lu ici quelques lignes. Cela m'a rappelé la prise de contact que j'avais eue avec un blogueur star de l'époque avec qui j'avais eu envie de passer à l'acte. Là, ce garçon était jeune, 18 ans fraîchement [il m'avait montré sa carte d'identité par webcam] et le bac en poche, il était la proie d'interrogations multiples qui ne touchaient pas seulement son avenir professionnel qu'il voyait être technologique [il se débrouillait super bien, manifestement] et ailleurs. En creusant le "ailleurs", j'ai rapidement compris qu'il peinait à réconcilier sa foie musulmane, la pression familiale et le fait d'être attiré par les garçons. "Au moins, là bas, on s'en moquera" m'avait-il balancé pour expliquer qu'il serait plus à l'aise en Californie à remplir son écran de lignes de codes. Charmeur comme je suis, j'ai dérivé sur ce plan là en le poussant dans ses retranchements. Tantôt les discussions s'arrêtaient nettes parce qu'il ne faisait pas face, puis il revenait le jour suivant et nous allions plus loin. S'il a fini par se déshabiller et a accepté de se donner du plaisir devant moi [alors qu'au départ, il pleurait quand il bandait en pensant à des garçons, jugeant qu'il trahissait l'amour de sa mère], il ne s'est rien passé néanmoins parce que je ne couche pas avec mes lecteurs. Je l'ai rencontré une fois à Denfert. Nous avons marché une heure environ ... il voulait me voir pour me remercier parce que j'avais réussi à lui faire comprendre qu'aimer coucher avec un homme n'était pas nécessairement contraire à sa foi et que c'était loin d'être grave. Je n'ai plus eu de nouvelles après ... mais je l'ai revu plusieurs fois dans des scènes porno tournées par des studios US ... Akim était parti aux Etats-Unis comme il l'avait décidé et vivait manifestement beaucoup mieux ses désirs.
Il y a du vrai dans la maxime qui veut qu'on peut faire faire ou faire dire n'importe quoi à un homme qui bande. Cette star de la télé m'avait remarqué depuis la première fois que nous nous étions croisés. Dans cette réunion qui devait permettre de finaliser son contrat avec la chaîne, je n'étais là que pour prendre des notes et écrire ce qui aurait été convenu entre le responsable de la chaîne et son avocat. Lui était manifestement concentré sur autre chose et j'avais croisé plusieurs son regard sur moi. Quelques jours plus tard, j'avais reçu des invitations pour aller sur un tournage, son assistante de production avait insisté pour que je sois au premier rang. J'avais 23 ans, je vivais mon rêve de bosser à la télévision, je me laissais porter. Et puis, un soir alors que j'allais rentrer chez moi, je l'ai croisé [je ne crois pas beaucoup au hasard présentement]. Il m'a proposé d'aller boire un verre, cela s'est éternisé ... il parlait beaucoup, essayait d'ouvrir des portes que je refermai obstinément. Les promesses arrivèrent, il pouvait me garantir plein de choses, il l'avait fait pour tant d'autres mais il fallait que nous restions discrets. D'ailleurs, pour me mettre en confiance, il m'avait expliqué que les gendres idéaux sous les projecteurs le sont moins quand la lumière est éteinte, me laissant finalement deviner de qui il parlait sans vraiment prendre beaucoup de précautions. A mes "vous" destinés à maintenir un peu de distance, il opposait un "Nan mais attends, on peut se tutoyer, tu peux m'appeler par mon prénom. Je nous sens proches". Je me souviens encore de sa voix me disant cela, je revivais le sentiment d'être pris au piège comme lors de cette première boum où j'avais refusé de sortir avec cette fille qui pleurait et rameutait ses copains pour me faire céder. Je me souviens très bien avoir été frappé par le fait que sa voix était la même qu'à la télé ou à la radio ... aussi mielleuse que lorsqu'il fallait supplier de rester là parce qu'il revenait après la pub. Sa main sur la mienne n'est pas restée longtemps, ce fut le signal qui me décida à partir. Le lendemain, une assistante de production vint me voir pour me dire qu'il était contrarié et que cela ne se faisait pas parce qu'il avait le bras long. Elle m'avait même demandé si je réalisais qui il était ... je n'ai plus jamais eu de contacts. L'émergence de certaines carrières, tant par le passé qu'après, m'ont paru plus claires.

Que Corinne Masiero croit utile de se dévêtir pour expliquer que les intermittents du spectacle sont bientôt autant dépouillés que cela, c'est déjà prendre à témoin une France qui, elle-même, souffre et compte davantage de chômeurs qui n'ont pas forcément reçu toutes les facilités des professionnels de la profession. En cela, l'indécence n'est pas dans la tenue de l'actrice de "Capitaine Marleau", mais dans la posture. Au surplus, cette année il n'y avait pas Polanski pour fédérer, faire converger ou justifier d'un éclat de voix. Rien ... pas une cause autre que celle de demander à Roselyne Bachelor de rouvrir les cinémas parce que c'est comme ça, qu'importe si les signes d'une troisième vague pointent et appelleraient à davantage de prudence. Pour un peu, là où le printemps 2020 avait fait émerger des joggueurs de partout, là où l'automne 2020 avait souligné à quel point les français lisent tant puisqu'ils étaient prêts à s'immoler pour faire rouvrir des librairies qu'ils désertent pourtant depuis tant d'années, voilà donc que la cause nationale ce sont désormais les cinémas ... comme le disent les happy-fews de vendredi soir dernier, tout pénétrés de leurs intérêts germanopratins aux confins des caricatures les plus outrancières [mais hélas bien en deçà de la réalité]. Ah si si, ne soyons pas injuste : il y avait encore les scories de l'an passé avec un acteur noir qui vient parler des acteurs noirs, Jeanne Balibar qui en fait des tonnes sur le problème des actrices de plus de 40 ans pour trouver des rôles ... à quand Passe-Partout qui revendique un ascenseur plutôt que les marches du Fort Boyard, ou Gad Elmaleh pour légaliser le plagiat. De vraies causes tu vois ...

Ainsi et par voie de conséquence, je ne souscris pas à l'impossibilité de dissocier l'homme de sa bite. Certes, j'entends que pour certains cela difficile [voire, souvent, une posture évidente], mais non je n'y souscris pas. Et en préparant ce billet, j'en suis venu à me dire qu'il y a des tonnes de contre-exemples d'un côté comme de l'autre.









