15 janvier 2021

POP UP #509

POP UP A LA UNE

C'est l'un des événements cinéma de l'année pour l'industrie du cinéma français. "OSS 177, Alerte rouge en Afrique Noire". Le film a dévoilé un nouveau teaser. L'action se déroule en 1981. Hubert Bonisseur de la Bath, alias OSS 117, est de retour pour "une nouvelle mission, plus délicate, plus périlleuse et plus torride que jamais", promet le synopsis officiel. Le célèbre espion, envoyé en mission en Afrique, est contraint de faire équipe avec un jeune collègue, OSS 1001, joué par Pierre Niney. 

POP UP NIOUZES

Image- Le tournage de la nouvelle saison de la série "Borgen" a début cette semaine à Copenhague. Ce sera la quatrième ...
- La Maire de Paris l'a décidé : la Place de la Concorde va changer d'aspect et ce sera avant les JO de 2024.
- Sa matinale étant à la dérive, Europe 1 appelle à la rescousse Bertrand Chameroy qui aura une chronique avant 8h.
- Record d'enchères pour un dessin de Tintin : 3,175 millions d'euros.
- Les indices d'écoute sont formels : Fox-News n'est plus la chaine info la plus regardée aux Etats-Unis. Devant, CNN et MSNBC sont aux premières places. La chaîne Fox News va donc congéider plusieurs têtes d'affiche.
- L'hymne national américain sera chanté, mercredi 20 janvier prochain lors de l'Inauguration de la Présidence Biden, par Lady Gaga.
- Netflix frappera fort : un film inédit et produit par le service sera proposé chaque semaine en 2021.
- Texas est de retour avec "Hi", extrait du dixième album du groupe.
- Les Victroires de la Musique 2021 se dérouleront le 12 février 2021 à la Seine Musicale, en direct sur France 2 avec Stéphane Bern à la présentation. Jean-Louis Aubert sera le Président de la soirée et le trophée [rouge et en plastique transparent] va changer au profit d'un trophée plus doré.
- M6 reconduit Julien Courbet avec la diffusion TV de son émission de radio pour 18 semaines supplémentaires. Le test semble fonctionner.
- Pour la première fois cette année, les César auront lieu à l'Olympia le 12 mars prochain.
- Avec les nouvelles conditions générales de WhatsApp, le transfert massif s'opère sur Signal mais aussi Télégram qui a enregistré 25 millions de nouveaux utilisateurs en 72h.
- M6 travaille à l'adaptation de l'émission satirique belge à succès "Le grand cactus". Pour preuve, Kody et Alex Vizorek sont déjà arrivés en pastille de test les vendredis et samedis à 20h25 pour le "MUG".

POP UP PALMARESLes audiences radio sont tombées jeudi matin et témoignent d'une tendance lourde. Le média radio a perdu sur les mois de novembre et décembre 2020 deux millions d'auditeurs, ce qui est considérable et s'explique du fait des mesures sanitaires limitant les déplacements [et donc un bassin d'auditeurs qui privilégient l'écoute de la radio pendant leurs déplacements].
Sans surprise, France Inter est toujours la radio la plus écoutée de France et disposant de la part d'audience la plus forte. Son avance sur RTL s'accroit et France info accroche la troisième place du classement. Derrière NRJ sort du podium, RMC s'affesse davantage en perdant 600.000 auditeurs sur un an, avec une matinale qui recule toujours malgré son changement d'incarnation. France Bleu se place ensuite, Nostalgie recule à l'instar de toutes les musicales et enfin Europe 1 continue sa descente aux enfers en stabilisant tout de même quelques plages, notamment Patrick Cohen à 12h30. Du côté des musicales, Virgin Radio dévisse complètement en perdant 25% de son audience depuis la rentrée de septembre 2020.

POP UP MUSIQUELa langueur est de retour ... Lana del Rey revient avec "Chemtrails over the country club".

pop up 2020-transpPOP UP te donne désormais rendez-vous le vendredi matin à 9h30. Historiquement, ce rendez-vous était positionné le samedi matin qui sera désormais dévolu à un contenu plus adulte et polisson.
Rendez-vous donc tous les vendredi matins.

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14 janvier 2021

Fou ... trac ... c'est foutraque

2020 - POST ITUne semaine sans post-it serait-elle une semaine utile ? Certainement mais franchement, ça manque d'un truc à l'évidence ... Du coup, pour pallier le manque, voici donc le premier post-it de l'année 2021.

- Et si je m'achetais une corde à sauter connectée ? Mais oui, sache-le, cela existe et plutôt deux fois qu'une. Sauf que tu vas me voir venir et tu vas te rendre compte que dans le Ttobleau de bord, je vais peut-être désormais te dire combien de fois j'ai sauté avec grâce et distinction. Ah ça oui, de la profondeur qu'il disait pour les nouvelles orientations ...

- Ca m'a fait bizarre que Zolimari me demande si je ne voulais pas qu'on déménage. Déjà qu'il me parle de maison de campagne et que je vois passer certaines annonces ... ça sent le projet ça.

- Et si je virais des mugs ? C'est un vrai problème, je sais, mais tu n'imagines pas la tête du placard de la cuisine où sont entreposés les mugs. D'ailleurs, en rangeant la vaisselle cette semaine, j'en ai cassé un qui est tombé qui est tombé sur deux verres aussi ... du coup, il y en avait partout et comme j'étais pieds nus, je me suis entaillé le talon, j'en ai foutu partout [une habitude] ... bref, un film d'horreur tout ça parce qu'il y a trop de mugs. Du coup, c'est décidé : je range la cuisine ce wikende !

- Tu sais quoi ? Je ne peux plus faire de Pilates. Ma coach est positive au Covid-19. Bah youpi tiens ...

FLOATING CLOUD- Je me demande si je ne vais craquer un jour pour une lampe nuage en suspension. Hein quoi comment ? Oui oui, cela existe. Et je trouve ça aussi inutile que génialement indispensable. Alors oui, je sais aussi que tu vas me dire que ça être un bordel de plus avec tous les autres [comme si nous en manquions]. De toute façon, nonobstant les tentatives désespérées de Zolimari d'imposer des trucs affreux, le roi de la déco et du design c'est moi. Donc, je m'oppose à toute tentative de portes, de vitrines ou que sais-je encore. Mais je suis très corruptible pour ce genre de choses très sympas.

- Les femmes enceintes ont des envies de fraises en décembre ou des dégoûts de pommes de terre. Moi, c'est pire : je fonctionne par obsessions périodiques. Et en ce moment, ce sont les grenouillères. Oui oui, tu as bien lu : depuis que j'ai offert une grenouillère à Zolimari pour Noël [il a été très surpris et a finalement convenu dimanche que c'était bien agréable à mettre quand on a froid ... et c'est accessoirement assez sexy, en tout cas moi ça m'émoustille], je m'en suis acheté une et j'en ai une autre en stock pour un cadeau. Oui, la grenouillère ... bon, c'est juste que moi, il faut que je maigrisse un peu parce que là, ça fait vraiment paupiette de veau.

- J'ai une nouvelle souris sans fil, arc-en-ciel en plus, qui a le ravissant avantage de faire un bruit tout doux quand je clique. C'est génial ...

- Pour la première fois, j'ai fait une baguette de pain. Bah elle était très bonne dis donc. La deuxième sera cuite vendredi pour faire des tartines chaudes demain soir. Oui, je sais, j'ai envie ...

- Et donc on en est où des toilettes avec le carrelage à poser et des étagères basses du salon ? Zolimari me suggère qu'il faille aussi regarder du côté de la table basse du salon qui commence à avoir vécu [surtout, la femme de ménage frotte si fort que ça se voit] et des poufs de salon. Moi, j'en suis à me dire qu'on va peut-être faire appel à un architecte d'intérieur pour optimiser deux trois trucs ...

- Je le sens que je vais l'acheter Mario 3D ... je le sens ... Mais avant, j'ai tout le budget 2021 de nous à faire. Et ça, ça va bien me prendre le chou.

Bon ça ira bien pour commencer l'année. Et encore, je ne te dis pas tout !

Tto, éparpillé façon puzzle

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12 janvier 2021

La convulsion totalitaire

La convulsion totalitaire

On aura dit tout et son contraire, à l'image du mandat de Donald Trump sur à peu près tout. Toutefois et comme il convient de le rappeler aux paresseux enfiévrés et incultes notoires qui se glorifient encore de faire des fautes d'orthographe au kilomètre alors qu'ils donnent des leçons de patriotisme [sans donc savoir respecter la langue du pays dont ils se targuent d'être des sentinelles], les mots ont un sens et ceux dont il va être question sont lourds d'un sens qui n'est pas qu'historique.

Pour peu qu'on soit légaliste, attaché à certaines valeurs autres que la sauvagerie et, notamment, le respect de l'autre qui est une pierre cardinale de la vie en société, les événements de mercredi dernier qui se sont déroulés au Capitole à Washington ont de quoi laisser stupéfait. Voilà donc des enragés, chauffés à blanc par un Président sortant irresponsable et ivre d'aigreur parce qu'il a été battu au cours d'élections dont il avait décidé tout seul qu'il devait les gagner sinon c'était recognitif d'une fraude, qui ont décidé de débouler dans le bâtiment où siègent les organes constitutionnels des Etats-Unis ayant vocation à assurer le fonctionnement démocratique des institutions. Comme j'ai pu l'écrire le soir même en regardant, halluciné, les images des débordements en question, dans n'importe quel pays on trouverait là qu'il y a un manque flagrant de maturité politique et qui confine au régime bananier de la pire société sous-développée. Sous la colère artificiellement gonflée par un incendiaire qui n'a plus d'un pompier [alors que les institutions lui confèrent pourtant ce rôle], des décérébrés se sont piqués d'aller expliquer aux élus d'une nation [dont on nous explique pourtant qu'elle est la plus grande démocratie du monde actuel ... c'est dire] de quel bois ils se chauffent et pourquoi ils ont raison de refuser le vote majoritaire. En somme, voilà une petite minorité, biberonnée aux discours sectaires et complotistes qui croit encore que les démocrates prostituent des enfants dans une pizzeria new-yorkaise et qu'un état profond méconnait leurs droits du matin au soir, qui estime qu'elle a forcément davantage raison que la majorité du peuple dont elle ne se cache plus pour dire qu'il conviendrait d'en éliminer une part substantielle sinon de réserver les droits civiques et électoraux à certains, bien blancs et bien à l'image de ce que le Klu Klux Klan pouvait promouvoir il y a moins d'un siècle.

De quoi parle-t-on ? Les faits de mercredi dernier ont un nom : la sédition. Pour mémoire, la sédition est l'action de se soulever de façon concertée contre une autorité établie. Il est donc particulièrement impropre de parler de coup d'état ni même de tentative de coup d'état parce que je rappelle que Donald Trump est Président des Etats-Unis jusqu'au 20 janvier 2021. Il est donc particulièrement inique de faire un coup d'Etat pour renverser le pouvoir en place incarné par soi-même. En revanche, il peut paraitre logique de vouloir dégommer des institutions qui prévoient le départ de celui qui fomente de les renverser. C'est là que Donald Trump a commis l'irréparable [prouvant bien que, jusqu'alors, il n'était pas encore allé trop loin nonobstant les intelligences avec des puissances étrangères, les obstructions à la justice, les collusions d'intérêts et la mise en cause régulière du fonctionnement régulier des institutions dont il a accepté, sous serment biblique, d'assurer la préservation], vouloir torpiller le processus électoral dont l'issue finale ne va pas dans son sens. On pourrait presque y voir une tentative de putsch.

Une fois la qualification faite, il convient de laisser aux constitutionnalistes américains le soin de tirer les enseignements de cette ultime péripétie, ayant tragiquement emporté la vie de cinq personnes dont deux policiers. Impeachment, 25ème amendement, démission forcée ou que sais-je encore ... une chose est certaine : Donald Trump restera dans l'Histoire comme un cas d'école pour les étudiants en Droit. Et c'est précisément là qu'il convient désormais d'en venir : le Droit.
Si l'on ne peut qu'être monstrueusement atterré de voir que le pouvoir confié à quelqu'un qui présente manifestement des déficiences mentales est un outil dangereux, les images de mercredi dernier m'ont fait faire un parallèle assez saisissant avec les gilets jaunes ou l'Allemagne en voie de nazification des années 1930, à la différence qu'Hitler n'était pas encore au pouvoir. Mais le trait commun est que l'on s'en prend aux parlements, aux institutions. Et c'est l'essence même de la démocratie qui est attaquée, quel système démocratique fonctionne sans assemblée qu'elle soit directe ou représentative ? C'est le trait commun des attaques terroristes ayant pour ambition de renverser les systèmes démocratiques au profit de régimes autocratiques ou purement totalitaires. 

Sous couvert de défendre la nation américaine, des groupuscules d'extrême-droite ont donc voulu s'en prendre à l'essence même de celle-ci, au moment où elle entérinait le résultat d'une élection présidentielle à la suite d'un suffrage universel. Avec Trump, on n'est jamais à l'abri d'un paradoxe mais là, on pourrait comprendre que les ennemis des Etats-Unis crient à la concurrence déloyale en ce que les proud boys et autres officines néo-nazies supprémacistes fassent aussi bien sinon mieux que les ennemis d'une nation qu'ils gueulent défendre sur les ordres d'un Président orange s'égosillant avec du "Law and order" qui n'a jamais eu aussi peu de consistance.
On a appris depuis mercredi que les envahisseurs du Capitole n'ont pas été spontanés mais que tout était préparé au point que capturer Nancy Pelosi était planifié par certains ["Nancy Pelosi is Satan" pouvait-on lire sur certaines pancartes d'ailleurs] et de recourir à davantage de violence que celle que les images montrent déjà.

Trump refait à présent l'histoire en expliquant que "marcher sur le Capitole" ne voulait pas dire ce que cela voulait dire, que ce sera probablement une fake-news ou que sais-je encore ... le mal est fait et la France, stupéfaite, ferait bien de se rappeler qu'il n'y a pas si longtemps des gilets jaunes voulaient marcher sur l'Elysée, mettre la tête du Président au bout d'une pique et ont dégradé des monuments nationaux, y compris avec la flamme du soldat inconnu [symbole des combattants des guerres passées]. Oui, la France ferait bien de se préparer à des événements comparables parce que le Trumpisme a largement été importé depuis longtemps, en cela renforcé par les discours anti-élites et antiparlementaires qui conspuent ceux qui rappellent que le respect des institutions est le gage d'une prévalence de la démocratie sur le chaos. On peut ne pas être en accord avec le résultat majoritaire d'un scrutin [j'ai eu ma part de déceptions et j'en aurai encore beaucoup d'autres], mais nier les institutions [au motif d'une colère devant excuser tous les faits de violence] en laissant place à la sauvagerie et au chaos, c'est consacrer le totalitarisme. Pour aider les illettrés qui ne sauraient pas de quoi il retourne, le totalitarisme est le système politique fonctionnant sur le mode du parti unique et interdisant toute opposition organisée ou personnelle, accaparant tous les pouvoirs, confisquant toutes les activités de la société et soumettant toutes les activités individuelles à l'autorité de l'État.

Mercredi dernier, Donald Trump ne visait pas autre chose que de renverser le processus démocratique et institutionnel engagé, en vue d'imposer par la force son pouvoir et réduire à néant toute opposition ne convenant pas aux boursoufflures de son ego disproportionné. Voici le monde d'aujourd'hui, celui au sujet duquel le légaliste que je suis alerte depuis des années quant aux dérives, lesquelles présagent de sombres lendemains.

Tto, qui trouve que l'on a vécu un événement historique

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11 janvier 2021

Le dernier coup de rétroviseur sur 2020

Le ttobleau de bord

Etonnant que cela aurait été de ne pas regarder encore dans le rétroviseur de l'année 2020, si atypique et finalement disruptive à souhait.

Au gré des communications, je reçois des bilans de 2020, tout connecté à l'excès que je suis. Cela aide finalement à faire des comparaisons, lesquelles n'induisent aucune raison évidemment, et tirer quelques conclusions que j'avais déjà faites.

2020 aura été une année sans voyages ou presque. L'Italie et la Hongrie seulement à mettre à mon actif, un seul voyage en avion ... une horreur quoi ! Je te rappelle que j'ai pour habitude de faire au moins le tour du globe en distance d'ordinaire. Google est formel : 7% de la circonférence du globe ! C'est te dire si le confinement aura eu un effet désastreux.

2021-01-11D'ailleurs, quand tu regardes exactement les trajets 2020, c'est percutant.

Néanmoins, 3 pays, 106 villes et 518 lieux pour 2020 ... une année où j'ai jamais si peu voyagé.

Pour autant, il n'y a pas que là que l'année 2020 fut atypique.
En conséquence de ce que tu viens de voir, la moyenne de pas quotidiens qui était autour de 9.000 chute lourdement à 5.172 avec un effondrement dramatique en novembre. Pour la première fois depuis que je mesure toute ma vie, c'est l'année où j'ai le plus dormi avec des nuits qui approchent les 8h [7h54] sur l'année. Du coup, je te l'annonce, j'ai pris deux kilos sur toute l'année [pour atteindre le quintal]. Et puisque cela t'intéresse, sache qu'avec Zolimari, nous n'avons jamais autant essayé de faire des bébés [le confinement a du bon ... oui oui, il y a quelque chose qui mesure cela aussi]. 

Sinon, on a regardé plein de choses aussi puisqu'on ne peut plus voyager.
Les séries les plus regardées sont : 1- "Homeland" / 2 - "Le bureau des légendes" / 3 - "The IT crowd" / 4 - "Quand l'histoire fait date" / 5 - "The mandalorian". Et heureusement qu'on a NETFLIX puisque c'est le canal série que nous consommons le plus dis donc. Et au global, on regarde des dramas [séries dramatiques] et des comédies. Mais au global ça donne quoi ? Cela donne 410 épisodes regardés en 2020 [soit 7,9 épisodes de série par semaine] et 25 films [donc deux par semaine].

Du coup ... tu crois qu'on a fait le tour ?
Bah non, il faut tout de même que je te parle des audiences 2020 d'UNE VIE DE TTO [très perturbées, surtout en fin d'année]. Alors pour celui [il se reconnaîtra] qui expliquait je préparais ma sortie parce que je n'intéresse plus personne et que ce que j'écris est "ridicule", hélas les chiffres ne vont pas vraiment dans ce sens là puisque l'année 2020 aura été l'année de tous les records avec une audience 2020 en hausse de 16.74% par rapport à 2019 [où elle avait marqué le pas]. Surtout, 2020 c'est l'année la plus lue historiquement. La moyenne quotidienne explose et 2020 se trouve être en hausse de 11% par rapport à la meilleure année historique d'avant [2018]. Tous les jours de la semaine progressent : +6% pour le lundi, +8% pour le mercredi, +16% pour les mardis et dimanches, +19% pour le jeudi, +21% pour le samedi et +34% pour le vendredi [qui était le chantier prioritaire]. Donc oui, une année record et des milliers de mercis même si tu ne viens pas tous les jours. Comme je l'ai écrit vendredi dernier, l'aventure continue et les doutes derniers ne procèdent clairement pas d'une désaffection, la preuve. 

Tto, qui se fact-check lui-même dis donc

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08 janvier 2021

Le 5.505ème

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Tout pile, quinze ans.
C'est l'âge de la fougue, des poils aux endroits qu'on n'avait pas envisagés, des émotions maximisées et de l'envie de croquer la vie à pleines dents en se disant bien que les autres n'ont rien compris et qu'on sera plus fort. Quinze ans, c'est le bel âge ... quinze ans, c'est l'âge d'UNE VIE DE TTO aujourd'hui.

Voilà donc quinze ans que j'ai commencé à coucher sur le papier virtuel tout un tas de considérations très dispensables mais qui demeurent, pour la plupart. Oh, elles ne demeurent pas parce qu'elles sont encore lisibles, elles demeurent parce qu'elles correspondent encore à l'esprit qui m'animait lorsque je les ai couchées sur le papier. Songe aussi que ces quinze dernières années ont été le théâtre de choses auxquelles je n'aurais jamais cru si l'on m'en avait parlé lorsque j'ai choisi le nom de cet endroit.

"UNE VIE DE TTO" ... Tto, tu le sais, c'est mon pseudonyme, donné par mon frère et qui demeure même s'il est sujet à diverses interprétations vocales le faisant passer de Tito à Tétéo et j'en passe. J'avais déjà raconté de quoi il retournait ici ... Par ailleurs, j'ai souvent expliqué que cela ne s'appelait pas "LA VIE DE TTO" parce que j'ai toujours pris le parti de ne parler que d'une partie de ma vie, certaines choses devant rester dans l'ombre [le dernier problème ayant justifié de mon absence de ces derniers jours servant de démonstration au fait que c'était salutaire], à l'instar de ma trombine que j'aurai réussi à masquer pendant quinze années. Bref, l'ambition initiale du bulletin paroissial parlant de moi, ma vie et ma vision des choses aura donc perduré pendant quinze ans.

Ah oui, c'est vrai que je te dois une réponse, confirmation ou clarification [appelle cela comme tu le veux]. Est-ce que tu es en train de lire le dernier billet d'UNE VIE DE TTO ? Est-ce que le glas du quinzième anniversaire va sonner de façon fatale ? Est-ce que je vais avoir trouvé les ressources et moyens de continuer en risquant d'être l'ombre de ce que je m'étais promis d'être sans jamais me compromettre dans la facilité [dont la liste de jaloux et contempteurs raillent le fait que j'y succomberai régulièrement, en en faisant pas le quart de la moitié d'ailleurs] ? Tant de questions qui vont trouver une réponse unique aujourd'hui ...

Il faut dire que la réflexion a été menée, j'ai pesé le pour et le contre, je me suis rappelé tout l'intérêt de l'exercice mais aussi tout le poids de celui-ci a fortiori lorsque l'on écrit tous les jours. Ce que tu lis est le 5.505ème billet d'UNE VIE DE TTO. Pour un garçon comme moi qui aime le chiffre 5, je t'avoue que la tentation est grande d'y voir un signe. Je me suis souvenu de rencontres avec certains courageux qui ont eu le tact et l'opportunité de provoquer l'incarnation. Certains sont restés des ami(e)s proches, d'autres se sont éloignés à raison du fait que nos univers sont moins synchrones. Et puis, il y a eu ceux qui m'ont blessés : les promesses jadis proférées se sont révélées creuses, les relations fortes creuses, les emportements gênants sinon toxiques et tu peux mettre un nom derrière ceux qui sont visés ici et dont j'ai choisi de ne plus évoquer le nom dans cette colonne puisqu'ils ne font plus partie de ma vie, définitivement [dans la mesure où ils n'ont pas eu le courage de s'excuser ou s'expliquer]. A côté de cela, j'ai eu la chance d'avoir des échanges passionnants avec certains, de nouer des liens dont la robustesse ne se dément pas aujourd'hui encore malgré les années et la distance. J'ai pu avoir aussi des controverses mais j'ai toujours souhaité que le débat puisse avoir lieu de sorte que j'ai bien trop de doigts pour compter les commentaires censurés [en réalité, un seul l'a été, celui de Zolimari le 20 décembre dernier].

J'ai toujours dit que je ne faisais pas UNE VIE DE TTO pour être populaire ou faire du clic, pour draguer ou monter un personnage qui ne serai pas moi. Je ne joue pas un rôle et tout ce que j'ai raconté ici a été vrai au point que j'ai assez de doigts pour éventuellement renier ce que j'ai pu écrire. Si certains écrits ont pu blesser et servir de justification à un procès en sorcellerie, qu'importe : ils demeurent parfaitement fidèles à ce que je suis. Même dans l'outrance d'une prétendue infatuosité, c'est un peu moi étant toutefois précisé qu'il est vraiment stupide de me résumer à cela ou d'y croire foncièrement.
J'ai maintenu UNE VIE DE TTO sur un rythme quotidien parce que j'aimais cela, parce que j'avais besoin d'écrire tous les jours pour marquer l'empreinte de cette époque épique sur moi. C'est un journal intime qui n'a le sens de ce qualificatif que parce qu'il m'oblige à me livrer. Le partage général et sans limite [puisque je te rappelle que le contenu de mes écrits s'adresse au plus grand nombre] ne procède pas du journal intime au sens commun, mais c'est finalement l'orientation prise ces dernières années qui m'a guidé jusqu'à aujourd'hui. Faire moins un journal de l'époque et davantage un journal intime.

Cependant et malgré toutes les vertus de cette démarche, l'investissement personnel est aujourd'hui important et est apparu trop important dernièrement. conjugué au fait que j'ai perdu pied voire même que j'étais "au bout du rouleau", UNE VIE DE TTO a été une contrainte et un poids dont je n'avais pas besoin en plus. Générant également d'autres problèmes et une attaque d'une violence inouïe, j'y ai vu le symptôme de ce que quelque chose n'allait plus. Si j'écris vite et que j'ai l'esprit agile pour trouver des angles et des sujets, j'ai été assez fatigué au point de me dégoûter de ce qui me plaisait jusqu'à présent. Ce n'est pas que je n'ai plus rien à dire [la sex-tape de Gastambide, des éditos comme des tranches de vie], c'est surtout que je ne veux pas renier avec les principes et remplir pour remplir [tu as les bonnes backrooms pour cela].

Donc ... je me suis dit que ... tout bien considéré et parce que me décevoir serait pire que tout et mourir à quinze ans c'est trop jeune, UNE VIE DE TTO va continuer mais subir quelques changements. Des changements de grille à compter de la semaine prochaine, des changements techniques aussi, des changements d'axe et d'angles encore, et enfin des changements d'approche que tu noteras toi même prochainement sans qu'il soit nécessaire de les souligner.

Tto, toujours là

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05 janvier 2021

Tout pour me plaire

Source: ExterneC'est clair, la priorité du moment est de me plaire.

Facile à dire, pas si facile à faire. Pourtant, je suis résolu à me faire du bien et quasi que ça ... sans honte ni la moindre pudeur. Oh ne t'attends pas à un truc graveleux ou purement hormonal, il n'est pas question [que] de ça.

Depuis hier, j'ai décidé d’arnacher à mon quotidien les bouteilles d'oxygène du plaisir simple mais indispensable. Certains appelleront cela des résolutions qui ne tiendront pas la quinzaine, moi j'appelle ça me faire du bien immédiatement et avec frénésie.

En quoi faisant donc ?
Je suis reparti à jouer à faire des villes et en gérer la croissance dans le jeu "Cities Skyline" et là, je m'amuse à essayer d'en faire une la plus écolo possible donc en trouvant le juste équilibre avec une empreinte carbone la plus neutre possible.

Sinon, je dévore les boites de chocolats offertes dernièrement ... "Oh bah dis donc, y a des souris chez nous, je n'en ai mangé qu'un seul et elle est quasiment vide" m'a lancé Zolimari ... C'est clair que si tu veux des chocolats, faut les planquer !

En bossant, je me suis mis à réécouter du Vangelis qui sent bon les années 80. D'autant que là, je suis reparti sur la bande originale de "Sauvage et beau". Outre que je trouve le morceau d'ouverture assez relaxant, ça sent bon les voyages ça, ça me donne l'impression que le soleil me chauffe la peau alors que je suis sur une plage déserte de Nouvelle-Zélande. Comme j'aime à varier les plaisirs, j'alterne avec des piqûres d'Indochine et de Benjamin Biolay [et même du Vitaa et Slimane ... c'est te dire].

Pour accompagner le tout en remettant quelques idées en place pour un billet conclusif en la matière, je bois aussi une tisane menthe réglisse qui me fait du bien dans mon ventre en regardant le temps hivernal de dehors et en me disant que je suis bien mieux à l'intérieur.

Et pour couronner le tout, je me délecte du nouvel habillage de TF1 que tu découvriras demain [et qui me plait beaucoup] ainsi que de la conférence de presse de rentrée de France Télévisions [mon ancien employeur pour lequel j'ai conservé une affection particulière, comme toutes les vieilles histoires d'amour pour lesquelles on a toujours un peu de nostalgie].

Si je te raconte le reste, il n'y aura plus de mystère et ce serait faire preuve d'une transparence dont je suis incapable, mes désirs faisant toujours un peu désordre malgré tout.

Tto, épi-curieux

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04 janvier 2021

Carrément réversible

Source: Externe

C'est en puisant l'inspiration dans diverses circonvolutions que j'ai noté que 2021 est un nombre carrément réversible. Ca veut dire quoi, ça sert à quoi ? Alors, ça veut dire que le carré de 2021 et le carré de 1202 [2021 en inversé] produisent des nombres réversibles, l'un étant le nombre inversé de l'autre. Ah bah oui, voilà qui te donne la réponse à la deuxième question : ça ne sert à rien.

En revanche, cela me permet de te souhaiter une année meilleure que la précédente [ce qui devrait être une ambition assez raisonnable, encore que].

A la suite de nombreux messages m'interpellant sur l'arrêt prochain de ce blog évoquée en fin d'année dernière, je publierai vendredi le fruit de ma réflexion, ma décision étant prise. Pourquoi vendredi ? Parce que ce sera le quinzième anniversaire de ce blog déjà et puis parce que c'est comme cela [en réalité, j'ai une très lourde semaine devant moi, avec un point d'orgue jeudi matin].

Sinon ? Oui, j'ai profité de quelques jours de retrait pour prendre le recul nécessaire, j'en avais vraiment besoin et je doute que ces quelques jours suffisent finalement mais c'est ainsi que les choses se profilent désormais. J'en ai profité pour grossir et dépasser le quintal, pour entendre des choses, pour retrouver des sensations, pour remettre en ordre certains projets, pour définir des priorités absolues, pour nettoyer aussi mon entourage de certains éléments ... tu me diras que je n'ai donc pas chômé ? Tu auras bien raison.

Tto, fraichement débarqué en 2021

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02 janvier 2021

"J'adore la sensation d'avoir les chairs étirées et comblées par une bonne grosse bite"

2018 - POST-ITDéjà publié le 14 janvier 2020

J'ai finalement attendu 14 jours pour craquer et te balancer un post-it des familles, te post-iter comme il se doit. Je ne sais plus qui m'a dit que les post-its ici étaient un peu comme une biffle parce qu'on en ressort avec la tête qui tourne : à l'expérience, ce ne sont pas les têtes qui tournent ...

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- Une frénésie de futal ! Paradoxal non que je t'avoue cela au lendemain de la journée sans pantalon fêtée dignement par la vision d'une partie de mon fessier ... bah oui, pas moins de cinq pantalons qui tranchent sont arrivés. Je peux te dire que Zolimari a fait des yeux comme ça. Mes premiers pantalons au dessus des chevilles ...

- Mes bilans personnels de 2019 tombent un peu en ce moment et j'ai appris que j'avais regardé 873 épisodes de série en une année, 127 films aussi [l'avion aide assez], que j'avais dormi environ 7h09 par nuit et que j'avais été environ 3h39 par semaine sur mon meilleur téléphone du monde. Passionnant non ?

- Tu noteras : 13 janvier 2020, première chute de l'année. La cheville en vrac ... y avait longtemps.

- On ne dirait pas comme ça mais je bouillonne d'idées en ce moment.

- A la réflexion, le système de défense de Carlos Ghosn est fascinant et sa communication est incroyablement professionnelle. Il faudrait que le gouvernement s'en inspire un peu ... ça donnerait moins l'impression d'un amateurisme qui reviendra en boomerang.

- Nouveau lave-vaisselle samedi ! Bah oui, on aimait plus la couleur de l'ancien [je rigole !!!]. Du coup, il va falloir déménager plein de choses que Zolimari ne veut pas ranger depuis des années [pourquoi crois-tu que j'ai dit oui à ce nouvel achat ? Machiavelique je suis ...]

- En revanche, après une tournée déprimante, toujours pas de canapé. Tout ce que je vois est soit moche, soit laid, soit mal fait et je me demande si je ne vais pas devoir trouver quelqu'un qui m'en fait un sur-mesure ...

- Tiens, dans une quinzaine de jours, on va faire le premier voyage de l'année et en plus, on embarque quelqu'un !

- Et si je mangeais sinon moins de viande voire plus du tout ? Après en avoir discuté avec Flavien [oui oui, je sais qu'il est beau], l'idée trotte de plus en plus dans ma tête mais je vis avec un carnivore. Déjà, j'évacue le carné du soir si possible et j'avoue en avoir réduit la part de 30% désormais. Cela dit, une bonne andouillette [je t'ai déjà dit qu'on dirait que je taille une pipe quand je mange un rouleau de printemps ou une andouillette ?] ne se refuse pas ...

- C'est rigolo de voir que la série "Euphoria" plonge Zolimari dans le malaise parce qu'il refuse de voir que la jeunesse adolescente [d'aujourd'hui et d'avant] est en proie aux comportements excessifs et destructeurs. Ne comprenant pas son blocage, il m'a balancé "Nan mais attends, moi le seul truc fou que j'ai fait, c'est d'aller une seule fois à l'Acropole [une boite de nuit de la banlieue sud de Paris] !!" Ah oui évidemment ... je ne vais pas tout lui raconter alors ...

- La meilleure "catchphrase" du début de l'année ? Faut vraiment que j'arrête de m'intéresser à la psychologie du porno ...

Best catchphrase

Une biffle il parait ... c'est pas forcément faux !

Source: Externe

Tto, souvent copié jamais égalé

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30 décembre 2020

Les prophètes de la 25ème heure

Les prophètes de la 25ème heure

Publié le 30 avril 2020

Au delà de la crise sanitaire et des chocs qu'elle induit, l'épisode Covid-19 aura été l'occasion de permettre aux caciques du chaos, aux oracles de la catastrophe inéluctable et aux donneurs de leçons qui ont la science infuse de surpasser tout ce que l'on savait déjà d'eux mais dont on n'avait pas encore pris l'exacte mesure ... si tant est que l'on puisse un jour le faire.

Peut-on décemment être en désaccord avec Edouard Philippe qui, évoquant les "commentateurs ayant une vision parfaitement claire de ce qu'il aurait fallu faire selon eux à chaque instant", ironisa sur la "modernité [qui] les a souvent fait passer du café du commerce à certains plateaux de télévision ; les courbes d'audience y gagnent ce que la convivialité des bistrots y perd, mais cela ne grandit pas, je le crains, le débat public» ... faisant ensuite allusion aux "réseaux pas très sociaux mais très colériques, d'immédiateté nerveuse".
Forcément ... dire que l'on est bien d'accord avec Edouard Philippe me vaudra encore d'être taxé de "macroniste débile" ou de "fieffé connard à la solde du pouvoir". Les mêmes, qui profèrent de telles accusations qu'ils sont évidemment totalement légitimes à balancer, savent forcément ce qu'ils disent : il n'y a qu'un chat qui reconnaît un chat.

Au delà de l'invective facile et à l'instar de toute période de crise, les événements nationaux et internationaux font toujours émerger des charlatans soucieux de gérer leurs petits fonds de commerce, des escrocs toujours prompts à ne voir que l'intérêt de leurs petites échoppes plutôt que l'intérêt général dont ils se targuent et qu'ils travestissent au gré de leurs intérêts particuliers.

Combien de fois a-t-on entendu "Il aurait fallu", "on aurait dû", "avec un peu de compétence, il était évident que" ... et là encore, c'est gentillet. Le bal des prophètes de la vingt-cinquième heure est fourni de personnages caricaturaux qui défient l'effort même de la caricature, reculant toujours plus loin l'imagination qu'un Donald Trump pulvérise à chaque tweet. S'il était seul, ou seulement flanqué d'un Bolsonaro parfois plus cornichon que son idôle orange, ce ne serait dommage que pour les américains [qui n'avaient qu'à pas l'élire finalement]. Sauf que Trump orchestre à lui seul aussi divers solistes ici et là, certains s'en étant mordu les doigts récemment comme Boris Johnson.

Salvini, en Italie, n'a jamais manqué une occasion d'expliquer que s'il avait été au pouvoir, les choses auraient été bien différentes ... jusqu'à ce que Guiseppe Conte fasse la démonstration de ce qu'arranguer les foules n'avait jamais arrêté la propagation du virus. Les dysfonctionnements italiens sont comme les divisions de César, légions mais le pays finit doucement par surpasser la crise même s'il sera clairement dans un sale état au sortir du Covid-19.

En France, l'asthénie est immanquable à chaque fois que l'on entend Jordan Bardella ou sa mère nourricière Marine accumuler les mensonges, les variations de discours voire les impostures. Les entendre ainsi accuser le gouvernement de légèreté sur le premier tour des Municipales alors qu'ils étaient vent debout quatre jours avant le scrutin quand on envisageait que l'on puisse reporter une consultation électorale qui devait leur être favorable, c'est au delà de la tartufferie. Avec la grâce et la mesure qu'on lui connaît, entendre dégobiller Marine Le Pen des scories aussi navrantes que l'invocation des distances de sécurité qu'elle méconnaissait elle-même dans ses meetings, que la nécessité de nettoyer les rues alors que cela ne sert à rien, que le virus il est comme-ci alors qu'elle n'y connaît rien et n'y comprend pas plus de chose ... c'est spectaculaire. Bardella, empli d'impétuosité et comme un jeune chien fou, amplifie, raconte n'importe quoi et critique à tout-va sans jamais expliquer ce qu'il aurait fait si l'inconscience nationale collective lui avait donné les clefs du pouvoir. En reprenant leurs déclarations éclairées, envisage bien quelle serait la situation aujourd'hui. Le RN conspue le confinement et dégueule sur le fait que les écoles soient fermées ? Qu'en penser alors que la plupart des parents sont terrorisés à l'idée que le 11 mai les classes ré-ouvrent.

Les apprentis sorciers plus virologues que n'importe quel professionnel avéré savent bien ce que les autres ne savent pas, comme la cruche Moranesque qui savait bien le soir du premier tour des Municipales qu'on cachait la gravité de la situation [tu noteras que les ordres de se taire lui ont été passés depuis]. Tout le monde le sait bien qu'il fallait donner massivement de l'hydroxychloroquine [quitte à provoquer des troubles cardiaques majeurs chez ceux pour lesquels la posologie poserait un problème] parce que le Professeur Raoult jouait les druides du XXIème siècle. Ciotti, comme son ennemi juré Estrosi, ne voyaient plus que cela, Mélenchon dénonçant l'amateurisme d'un gouvernement qui ne se ralliait pas à leurs injonctions contradictoires d'un plateau à l'autre. Ah oui, Didier Raoult en a eu des avocats, des adeptes ou des fidèles de la vingt-cinquième heure qui croyaient au remède miracle comme Trump s'amusait à préconiser de s'injecter du gel hydroalcoolique ou de l'eau de Javel pour s'immuniser [avant de provoquer un afflux de cas dans les centres anti-poison du pays]. Même Christophe Prudhomme, plus syndicaliste qu'urgentiste, n'a cessé d'aligner les mensonges et contre-vérités pour vendre sa soupe, celle de la révolte sociale alors que le corps médical n'avait pas besoin de bateleurs mais de bras, en faisant preuve d'un courage dont personne ne doutait. Passant d'un goguenard "C'est une petite grippe" début mars à l'opinion inverse quelques jours après en accusant le gouvernement d'une légèreté à laquelle, lui comme le bon Docteur Cymès, avait participé, il n'a jamais cessé de donner des leçons toutes plus stupides quand on les rapproche de ses propos antérieurs.

S'il est toujours facile de refaire l'histoire du jour à la vingt-cinquième heure, il y a là un biais dans lequel je ne me fourvoierais pas, ayant l'humilité de dire que je ne sais pas, que je m'en remets à ceux qui ont davantage de qualités professionnelles et scientifiques pour se prononcer. Voilà une précaution intellectuelle qui n'est pas celle de Marine Le Pen, Eric Ciotti, Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bardella, Christophe Prudhomme qui ont rivalisé d'audaces quasi criminelles et séditieuses pour distiller, tel le venin, des inepties voire des considérations qui ressortent davantage du café du commerce quand elles étaient prononcées au hasard par le gros René du fonc du zinc qui peinait à absorber son troisième demi l'heure. Edouard Philippe n'a pas tort même si, sur la crise du Covid-19, il sera de bon temps d'apprécier à leur juste valeur les déclarations gouvernementales quand le sujet sera derrière nous. Le temps de la démocratie consiste aussi à ne pas réagir dans l'émotion impulsive qui n'est jamais bonne conseillère : les commissions d'enquête sont précisément faites pour cela.

Dans tout ce maelström, la figure du Professeur Raoult agrège, y compris ceux qui dénonçaient il y a peu le génial scientifique marseillais comme étant un agent du Mossad. Raoult a peut-être raison ou peut-être tort : l'avenir le dira et probablement que son intuition ne sera pas complètement condamnable, sauf si la légèreté d'études ou de données partielles est admise comme n'étant pas convaincante pour être qualifiée de scientifique. Mais voilà, Le Professeur Raoult est une aubaine pour les complotistes toujours persuadés qu'on leur cache la vérité. Et comme il dérange, c'est bien le signe qu'il a raison parce que la technocratie essaye de le faire taire puisqu'il dérange des intérêts cachés, occultes. D'ailleurs, son traitement n'est-il pas bon marché ? Cela doit forcément déranger les lobbies pharmaceutiques ... Ce raisonnement, ou ce qui en tient lieu, a aussi permis aux tenants de la théorie dite "Qanon" [dans laquelle le Président américain Trump serait le héros d’un complot secret de "vrais patriotes"] d’intégrer Raoult comme fer de lance de leurs thèses. Puisqu'il est haï de l'establishment [comme Trump ou Le Pen, qui en font cruellement partie et qui en vivent grassement], Didier Raoult est un faiseur de miracle, a fortiori puisqu'il surjoue sa marginalité avec les "pontes" parisiens de la santé. Sa sortie du Conseil scientifique ne s'explique d'ailleurs qu'ainsi ...

Et comme on exhume tout, on s'aperçoit que Didier Raoult, il y a quinze ans dans une vidéo, expliquait [aujourd'hui de façon providentielle] que la France est insuffisamment préparée à une épidémie. On rappellera que l'Union européenne a mis en garde contre certaines vidéos, publications et autres éléments documentaires sujets à caution dont les réseaux seraient inondés aujourd'hui, les mises en lignes venant de façon stupéfiantes de la Russie ... N'empêche, avec son parcours atypique et ses multiples déclarations fracassantes au fil des années, le professeur Raoult pose aussi des difficultés aux complotistes les plus radicaux : auteur d’une tribune publiée dans Le Point qui dénonce la notion de "Français de souche" qualifiée d’absurdité scientifique, cela gène les mouvements d'extrême-droite identitaire tant européens qu'américains qui ont cru, trop vite, avoir trouvé leur étendard. Depuis le début de la crise, Raoult a beaucoup promis, pas forcément tout tenu et nous verrons bien si sa prédiction selon laquelle "dans un mois, la pandémie sera terminée dans l'hémisphère nord" vaudra autre chose qu'un échange au bistrot du coin ... là où elle aurait alors dû rester.

Tto, qui ne voit là que des pitres alimentant un système qu'ils font semblant de dénoncer

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29 décembre 2020

Platon et la tyrannie ambiante

Platon et la tyrannie ambiante

Publié le 27 mai 2020

Je ne suis pas l'auteur du propos qui va suivre mais j'en épouse la ligne et les conclusions. Nonobstant le fait qu'il puisse te paraitre ardu, il est une parfaite introduction au texte, plus juridique, que je prépare sur la persistance des principes généraux du droit à l'heure actuelle.


S’il est artificiel (et anachronique) de soumettre une pensée millénaire à nos propre grilles de valeurs, il peut être fécond, en revanche, de confronter des analyses antiques à l’époque contemporaine, et de mesurer, à cette occasion, combien l’Histoire radote. D’aucuns disent à bon droit que La République de Platon est la matrice des tyrannies (voir, sur cette question, le premier volume de "La société ouverte et ses ennemis" de Karl Popper), mais on peut aussi, sans en forcer la lettre, lire ce texte comme étonnante une mise en garde. 

République, donc. Livre VIII. Après avoir dressé le tableau d’une Cité idéale (à ses yeux), hiérarchique, eugéniste, immuable, où « les femmes, les enfants sont communs », où nul ne possède rien et dont les rois seront experts en philosophie comme dans l’art de la guerre… Platon s’attaque aux régimes imparfaits, aux «constitutions défectueuses » (Timocratie / Oligarchie / Démocratie / Tyrannie) et montre comment elles se succèdent en se dégradant. 

L’aristocratie, "gouvernement des meilleurs", dégénère d’abord en timocratie, sous l’inévitable irruption de la discorde et du mélange et des passions mesquines. 

La timocratie est un "mélange de Bien et de Mal", où l’on éduque sous la contrainte, où à la vertu aristocratique se mêle un goût pour les richesses, et où seules "les responsabilités militaires et le goût pour la gymnastique et la chasse" légitiment le titre de gouvernant. Pour avoir substitué l’arrogance à la raison et recouvert la cupidité sous un voile d’honneur, un tel monde, la timocratie (ou "timarchie") est voué à disparaître pour être remplacé par "l’oligarchie" où la richesse et la corruption l’emportent définitivement sur la vertu … C’est là que des hommes, "anciennement amoureux de la victoire, uniquement épris d’argent désormais" établissent des lois qui "soumettent à la richesse toute participation aux activités publiques", et recourent aux armes pour affermir l’ordre établi. Songez à toute tyrannie objective, où une caste corrompue fait régner la terreur sous prétexte d’ordre public. 

En sommes-nous là en France ? Certains veulent le croire. Oubliant un peu vite que, si c’était le cas, si nous vivions en dictature, ils n’auraient pas du tout la liberté de le dire … Ni des "élus" d’accord avec eux. Dans cette constitution, la constitution oligarchique, les gouvernants sont choisis selon ce qu’ils possèdent, et le pauvre, "fût-il expert dans l’art du pilotage, ne pourra jamais être admissible". 

Comme tout ce qui repose d’abord sur la force, l’oligarchie est fragile, rongée deux fois :
1) par la substitution de la richesse à l’expertise (comme s’il suffisait d’avoir de l’argent pour "sentir qu’un médicament marche") 
et 2) par la possibilité de "vendre ses biens", c’est-à-dire de changer de situation sociale, qui introduit un principe délétère de mobilité dans la Cité.

L'oligarchie, où le "principe rationnel de l’âme" n’est employé qu’au calcul de l’intérêt, qui établit ses dirigeants en se fondant sur la valeur de leurs biens culmine immanquablement (ou touche le fond) dans la violence sociale, les prédations et les répressions. Quand le peuple découvre que "celui qui gouvernait n’était qu’un homme riche qui dilapidait ses biens", il bannit ces "dissipateurs déguisés en serviteurs", ou retourne ceux qui acceptent de perdre le pouvoir s’ils peuvent rester riches. Ainsi advient la démocratie. Forts de leur victoire, les pauvres "exterminent les uns, bannissent les autres, et partagent avec ceux qui restent le pouvoir politique et les responsabilités de gouverner". Quoi de plus beau, se demande Platon, que la démocratie, ce "monde de libre expression" où l’on n’est "soumis à aucune obligation de gouverner, même si on en est capable" et où il n’y a "aucune obligation de faire la guerre si les autres y sont engagés" ? Mais tout comme l’oligarchie, où la quête de richesse a été compromise par l’appétit de richesse, c’est LA DEMESURE DANS LA LIBERTE QUI MENACE DE TUER LA LIBERTE et de conduire une démocratie à sa perte.

En vérité, la constitution démocratique est quatre fois défectueuse.
1) dans une cité démocratique, chacun est libre "d’aménager son genre de vie particulier", et de conduire son existence selon la boussole de son bon plaisir. Le citoyen disparaît fatalement derrière le consommateur.
2) Le relativisme qui prévaut dans un régime de libertés expose un tel régime à nourrir également, en son sein, de façon suicidaire, les hypothèses qui souhaitent sa disparition.
3)La démocratie est le monde de l’incompétence-reine au nom de l’égalité : nul ne s’y préoccupe, dit Platon, de "la nature des activités susceptibles de former pour les tâches politiques celui qui s’y destine". Seul compte le poids d’une opinion. Quoi qu’elle dise.

Poursuivant en cela l’imposture oligarchique (où la richesse tenait lieu d’expertise), la démocratie donne l’illusion qu’à l’égalité des droits correspond une équivalence des compétences, et qu’en somme Jojo est aussi "capable" de soigner qu’un docteur. 

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Comme le monde où il vit a remplacé la vérité par la majorité, l’homme démocratique se donne "le droit de ne pas aimer la vérité", à laquelle il fait "mauvais accueil" quand elle contrarie ses préférences. Quitte à lui substituer, le cas échéant, sur les réseaux sociaux, des "faits alternatifs" qui sont l’équivalent des ombres qu’un des prisonniers de la caverne de Platon, armé d’une lampe de poche, s’amuserait à créer pour l’agrément de ses congénères enchaînés. 
L’hyper-démocratie où nous vivons, où des fous se prennent pour des députés, où les élèves notent les profs, où la défense d’une molécule se fait pour des raisons morales, ressemble au navire platonicien où gavé de publicité, livré au droit d’être égoïste si ça lui chante, l’homme démocratique … expulse toute mesure dans la dépense et se voit offrir "pour cortège une multitude de désirs inutiles". Pantin frivole de ses passions, l’homme démocratique livre le commandement de son âme au plaisir qui surgit comme le destin "jusqu’à ce qu’il en soit rassasié et s’abandonne à un autre"… La description qu'en propose Platon ressemble au portrait que le Figaro de Beaumarchais, qui fait tous les métiers avant de devenir barbier, dresse de lui-même : 

Pour le dire autrement : un jour il est ministre et se déclare impuissant, le lendemain, de nouveau (littéralement) "irresponsable", il en appelle à un changement de monde … C’est commode.

Platon et le jeune machin en démocratie… – nicolasbonnal.comDans ce monde, la démocratie, tout est inversé : au lieu de se faire le pédagogue de ses élèves (ou de ses électeurs), le maître "craint ceux qui sont placés sous sa gouverne et il est complaisant à leur endroit". 
De façon générale, les "vieux sont racoleurs, se répandent en gentillesses et en amabilités auprès des jeunes, allant jusqu’à les imiter par crainte de paraître antipathiques et autoritaires" et les élèves, de leur côté, ont peu de respect pour les maîtres et "pas davantage pour leurs pédagogues" qu’ils regardent comme des coupables et des rivaux. Le sentiment de manquer de liberté dans l’univers qui nous en donne le plus expose le peuple à "tenir ceux qui respectent l’autorité des gouvernants pour des hommes serviles et des vauriens" … Un tel sentiment expose aussi, dit Platon, à tomber "sous la coupe de mauvais échansons" (des démagogues), et à respecter "les gouvernants qui passent pour des gouvernés" et "les gouvernés qui passent pour des gouvernants". Ce sentiment expose aussi à considérer que "ceux qui sont au pouvoir, s’ils ne sont pas entièrement complaisants et ne lui accordent pas une pleine liberté", doivent être "mis en accusation" et châtiés "comme des criminels et des oligarques" … (sic !) 

Le résultat de tout cela, qui cause la perte de la démocratie, est que l’esprit des citoyens est devenu irritable :

L’ivresse de liberté, dont ils sont les marionnettes, les porte à s’en prendre à tout ce qui, dans la Cité, garantit précisément leur liberté. L’unanimisme d’un refus, soudant les volontés, leur donne l’illusion qu’un monde meilleur est en gestation sous les combats qu’ils mènent. Telle est, dit Platon, "l’amorce belle et juvénile à partir de laquelle se développe la tyrannie". En un mot, de Platon : "Une liberté excessive ne peut apparemment se muer qu’en une servitude excessive, cela aussi bien pour l’individu que pour la cité"… L’homme démocratique, imbu de sa liberté, est en réalité un fruit mûr pour la tyrannie. 

La leçon de Platon au XXI siècle tient, à mon sens, en une phrase : nous nous vivons comme des démocrates en guerre contre une oligarchie fantasmée, alors qu’abusant de la liberté qu’elle nous donne, nous sommes des apprentis-tyrans en guerre contre la démocratie elle-même.

Raphaël Enthoven
Twitter - @Enthoven_R - 26 mai 2020


 

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28 décembre 2020

Frère d'âme

Frère d'âme

Déjà publié le 26 février 2020

On pourrait croire au lancement d'une série de billets ou d'une thématique décidée comme ça sans avertir ... pourtant, c'est la concomitance d'une promesse et d'un rendez-vous calendaire qui amènent à faire se succéder deux billets sur deux lecteurs dont je ne parle quasiment jamais. Lundi, Fred ... aujourd'hui Yannick.

Il faut dire que la comparaison ou l'analogie s'arrête ici parce que l'un et l'autre ne peuvent être comparés d'une manière ou d'une autre. Yannick, j'en ai déjà parlé plusieurs fois : c'est l'un de ceux qui peuvent revendiquer avoir une place particulière autour de moi nonobstant le fait que nous ne nous soyons jamais rencontrés. Pourtant, on en a échangé des mots, des impressions, des états d'âme, des sentiments, des promesses, des explications, des photos [pour remédier à la distance] ... Yannick fait partie des garçons qui sont venus me voir un jour, ont arpenté cette colonne où je me déverse, m'ont envoyé un message pour se manifester, ont commencé à m'intéresser et puis voilà le contact s'est fait. Cela arrive parfois ... parfois, les gens sont décevants et imaginent pouvoir se permettre plein de choses et donc ça casse. Lui reste à la place trop modeste qu'il s'est assignée et c'est une relation quasi fraternelle qui s'est construite.

Au coeur de nos tempêtes respectives, nous avons toujours été là l'un pour l'autre. C'est même étonnant d'imaginer une telle connexion alors que je ne croule pas sous ses messages et inversement. Je lis assidûment tout ce qu'il publie, je sais qu'il est en train de lire ces mots. Parfois, il me gratifie d'un petit commentaire soigneusement écrit qui a vocation à me rappeler que nous partageons beaucoup plus que ce que les gens imaginent. Les atomes crochus sont légions, les points communs importants ...j'en fus d'abord troublé, aujourd'hui cela me rassure parce que je crois bien connaître l'animal.

Yannick a accepté mon challenge et nous avons beaucoup échangé sur ce qu'il est, ce qu'il aime, ce qui le constitue [toujours au travers du même prisme avec moi]. En retour et c'est l'un des seuls à être allé aussi franchement dans l'exercice, il m'a retourné plusieurs questions en me mettant à l'épreuve comme je l'avais fait précédemment. C'est une constante chez lui comme chez moi : le culte de l'équilibre comme pierre angulaire d'une relation durable. Bien sur, nous divergeons parfois : sa procrastination revendiquée est insoluble pour moi, et certains principes auxquels je m'astreins lui sont impossibles à admettre. Oui mais voilà, le fil tissé patiemment depuis tant d'années se fortifie à chaque épreuve. Lui a pris l'option de moins m'en parler [ou alors c'est qu'il est totalement pacifié à cet égard], moi je reçois souvent un message de sa part ici ou ailleurs lorsqu'il voit que je sombre. En cela, notre relation est quasiment fraternelle parce que nous nous comprenons sans espérer autre chose que ce sur quoi nous nous sommes accordés pour éviter de nous faire du mal. Si je ne suis pas son confident exclusif, je sais des choses qu'il m'a dites à moi seulement et inversement. Et cela nous permet parfois de nous protéger de certains dangers : le lyonnais F à l'amitié factice qui achète les sentiments pour mieux les retourner et s'en nourir, nous l'avons identifié comme tel et l'avons vu faire. Les difficultés sentimentales qu'il a éprouvées il y a quelques années et dont il ne pouvait discuter avec personne sans être jugé, j'ai été là et j'ai écouté le son des larmes se fracasser sur le sol parce qu'il avait mal, parce qu'il était perdu, parce qu'il dévissait, parce qu'il avait besoin d'être consollé.

Sous la carapace aux multiples facettes, Yannick se barricade et pourtant, je déjoue ses pièges quasi instinctivement. Comme dans chaque relation fondamentale pour moi, il y a de l'évidence, avec lui carrément. Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Yannick et j'ai donc pris ma plume pour lui envoyer un petit message ce matin. Il parait que je suis le roi des messages d'anniversaire parce qu'ils sont longs, ils sont travaillés et lourds de sens, et très personnalisés. Le sien l'a été évidemment ... j'ai reçu sa réponse avant de finaliser ce billet et, comme d'habitude, sa réponse me plaît beaucoup parce qu'il a rebondit sur ce qu'il y avait de plus important : notre quasi fraternité. Yannick et moi, nous sommes des frères d''âme ... ou des âmes frères. C'est le plus beau cadeau que nous puissions nous faire depuis tant d'années.

Tto, qui souhaite un bon anniversaire à son frère d'âme

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26 décembre 2020

Aquaphobie

Aquaphobie

Déjà publié le 15 janvier 2020

Sous la plume en 280 signes d'un garçon dont je trouve qu'il ne manque pas de charme, je lisais ce matin que sa pire phobie était de se faire plaquer à 30 ans en ayant donné ses meilleures années [prétendument être celles de 20 à 30 ans, donc] à quelqu'un qui le laissera tomber.

Hier, j'ai croisé sur le même réseau social une photo qui a provoqué chez moi une évidente fascination.

Du coup, en mettant en lien ces deux éléments isolés qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre, j'ai trouvé l'idée de mon billet du jour servant finalement de trait d'union.

Tout vient finalement de cette photo ... si belle soit-elle, je ne te cache pas qu'elle provoque chez moi un évident effroi et pas seulement parce que le mur d'eau promet les pires tourments. J'ai toujours été terrifié par ça : le déchaînement des éléments aquatiques m'a souvent fait peur et rien n'est plus impressionnant qu'une tempête en mer parce que je sais par expérience que l'eau est toujours plus forte [les sinistrés d'inondations te le confirmeront]. Finalement dans cette image, tout est redoutable : la solitude du mec face au mur d'eau, la puissance de la vague dont l'écume témoigne et ... surtout, le fait que la masse est opaque.

J'ai en effet toujours un problème avec les étendues d'eau, agitées ou non, dont on ne perçoit pas la profondeur ni ce qu'elles recèlent. Figure-toi qu'il s'agit là d'une forme d'aquaphobie, ladite phobie ne se limitant pas seulement à ne pas supporter que l'on ait de l'eau dans l'oreille ou d'avoir simplement peur de se noyer. La peur des grandes étendues d'eau est une forme d'aquaphobie, renforcée lorsque lesdites étendues sont mouvantes et présentent encore moins de caractéristiques permettant de les appréhender [les tempêtes en sont un exemple mais pas seulement]. C'est d'ailleurs ce que je redoutais le plus l'année dernière en devant passer le Cap Horn en me faisant bien une raison à l'idée de devoir traverser la lessiveuse du globe où les vagues sont réputées être dantesques ... au final, tout s'est très bien passé parce que c'était très calme.

Rien n'est plus inquiétant qu'un lac tout calme, qu'une mer déchainée ... et pourtant, comme lorsqu'il s'agit d'une phobie, c'est magnétique et je peux te confirmer une chose : j'adore me baigner partout et je suis clairement fasciné par les étendues d'eau ou l'eau en mouvement. Vive les paradoxes ? Probablement mais pas seulement ... l'appréhension des étendues d'eau tient surtout au fait que je déteste les ensembles qui ne sont pas translucides ou dont je ne suis pas en mesure d'appréhender la profondeur ni ce qui les compose. C'est la raison pour laquelle tu comprendras aisément que rien ne me terrifie plus qu'une forêt la nuit. J'y vois un signe de vulnérabilité totale puisque tout peut arriver de partout [étant ajouté que le silence dans une forêt la nuit n'existe jamais puisque les bruits sont légion]. Avec la mer, c'est pareil : tout peut surgir de n'importe où. Ah mais je sais bien que c'est dans ma tête et qu'il n'y a pas davantage de dangers dans une forêt la nuit que dans certains quartiers parisiens. Oui l'imaginaire procédant de l'enfance m'a toujours convaincu du contraire ...
N'empêche que j'y pense à chaque fois qu'on voit des images sous marines avec des épaves de bateau ou d'anciens bâtiments submergés ...

Épouvantable mais pourtant attirant ? Carrément ... tu peux aisément me laisser contemplatif devant une cascade, devant une tempête dont les vagues s'écrasent sur les contreforts d'un port. La dernière que j'ai pu voir était en Nouvelle-Zélande et les trombes d'eau qui gerbaient sur le port y étaient prodigieusement belles. Cela me berce autant que cela m'effraie et j'aime finalement me faire peur ainsi. A l'inverse, la lave ou un volcan qui gronde, l'éclair et la foudre qui frappent ... cela m'amuse nonobstant le caractère impressionnant [et physique] des déflagrations. Mais voilà, cela ne me fait pas peur, je ne tremble pas autant que lorsque je regarde cette photo en vignette, ce moment d'avant l'apocalypse quand l'eau aura tout recouvert. Intimement, je pense que tu as davantage de chance d'en sortir avec une éruption volcanique [même avec des lava bombes partout] que contre un tsunami qui va tout dévaster sur son passage ... n'ayant vécu ni l'un ni l'autre, c'est affaire de pressentiment.

Je te rassure mes autres phobies [le vide et les arraignées] se portent bien également ...

Tto, petite chose fragile et mouillée

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23 décembre 2020

Les dessous du décor

Les dessous du décor

Publié le 29 avril 2020

En l'occurrence, on parle souvent de l'envers mais il est davantage question de dessous pour ce qui concerne cette externalité que j'estime positive de pouvoir bosser en petite tenue [voire même en freeballing absolu, c'est à dire sans rien].

C'est ce qui amuse beaucoup les networks américains qui multiplient les duplex aux domiciles de leurs intervenants et chroniqueurs : "are you wearing pants ?" entend-on régulièrement [et Will Reeve dans "Good morning America" s'est fait choper en début de semaine] parce que c'est devenu un gimmick. A voir quelqu'un face caméra avec une joli chemise et même une cravate, tu imagines désormais clairement qu'en dessous, c'est la samba voire même qu'il n'y a plus rien.

Avec la vue sur les domiciles des uns et des autres [on apprécie certains styles de déco plutôt que d'autres], c'est l'attraction du moment en somme. Oh bien sur, le floutage de l'arrière plan retire un peu de charme donc il ne reste plus qu'à imaginer si ton interlocuteur est nu avec tout à l'air, ou s'il y a juste un caleçon. Bon, s'il est super classique, il sera complètement habillé ... c'est d'un triste.

Le fait est que je suis entre les deux : entre le rien et le boxer/short en freeballing. Et le fait est que je limite beaucoup les visios avec le boulot ... tu connais mon âme charitable : j'ai compris qu'il convenait de ne pas multiplier l'exercice pour économiser les capacités réseau qui soumis à beaucoup de sollicitations. Bah oui ...
C'est aussi parce que ma tronche ne ressemblait plus à grand chose et que j'avais la coiffure d'un SDF moldave donc bon ... Si en plus il faut que je bouge rapido et que je suis sans caleçon en dessous, bonjour l'impression.

Les dessous du décor 2

D'ailleurs, tu te demandes bien comment ça se passe sous mon bureau actuellement ?
Apôtre de la transparence, j'ai décidé de te montrer ce que tu verrais si tu étais ... enfin bref. Tu as de la chance, j'avais et un tshirt admirable et un boxer qui ne l'était pas moins. Non non, vraiment ... t'as du pot sinon je ne te cache pas que ta vie aurait changé.

Et finalement ... pourquoi est-ce une question ? Pourquoi serait-ce un problème ? Bah franchement, je n'en sais rien et j'infère que la pudibonderie américaine [qui déteste toutes les dissimulations mais qui se nourrit de celles-ci quand on peut en faire un spectacle] y voit encore un jugement moral. Moi pas.

C'est même presque plus sympa en somme : au boulot, c'est quand même compliqué de bosser avec la main dans le caleçon. Là, c'est non seulement carrément possible mais aussi super naturel. Ah oui, j'avais oublié de te rappeler que je suis un vrai garçon parce que je passe ma vie la main dans mon boxer. J'en avais parlé un jour, il y a fort longtemps, mais oui, cela me rassure. D'ailleurs, quand je suis en stress, tu n'imagines pas à quel point j'ai la main dans mon pantalon et je malaxe à donf. Certains sucent encore leur pouce, d'autres ont conservé leur doudou : moi je me tripote.

Et forcément, avec la configuration actuelle, c'est tout de même assez facile, assez pratique et en plus, cela ne pose de question à personne puisque personne ne le voit. Ce retour à la simplicité élémentaire a du bon et qu'importe les visios ou les conf calls [le mode haut-parleur laisse les deux mains libres, c'est génial], moi cela me détend [parfois dans tous les sens du terme].
Quant à savoir comment je suis vraiment habillé pour les apéro-visios ... c'est une autre question au sujet de laquelle je préfère laisser le suspense perdurer.

Oui oui, on est d'accord : tout cela n'a aucun intérêt et voir fleurir différents articles sur la question [particulièrement outre-atlantique] révèle la vacuité d'une certaine actualité ... mais je préfère cela plutôt que relayer des conneries et continuer à faire s'embraser les esprits déjà bien chauffés qu'on s'apprête à déconfiner. La simplicité et le naturel a toujours eu mes préférences ...

Tto, qui vient de t'ecrire tout cela en short

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22 décembre 2020

2020 déjà pas bien

Reboot

Déjà publié le 22 janvier 2020

22 jours que tu as commencé, 22 jours que j'essaye de me convaincre qu'il ne faut pas rester sur une impression aussi mitigée surtout quand tout est fait pour que les promesses soient nombreuses. Et pourtant, je te l'avoue, année 2020, tu m'as déjà mis par terre.

Tellement par terre que je me demande si le mieux [qui en l'occurrence ne serait pas l'ennemi du bien] ne serait pas de tout recommencer parce que là déjà tu vois, j'en peux déjà plus de toi 2020.

Certes, je ne m'aide pas à vouloir changer de boulot, à embrasser de nouvelles contraintes professionnelles totalement nouvelles et pour lesquelles je n'ai jamais été formé [autrement que de façon empirique en ce moment]. Oui mais voilà ... tu ajoutes la déflagration de la future vente de la maison de mes grands parents parce que ma mère a souhaité arrêter une emprise toxique nourrie à son encontre. Tu ajoutes que mon père se fait opérer demain [d'un truc banal mais les anesthésies à 70 ans, si on peut éviter c'est quand même mieux]. Tu ajoutes que je vis avec un mec paumé qui raconte n'importe quoi pour se maintenir dans un boulot lui aussi toxique mais avec une approche masochiste qui rend mon quotidien tellement suffoquant que je lui ai laissé huit jours pour faire des choix qui doivent être définitifs [non sans lui avoir asséné tout un tas de vérités pas forcément agréables à entendre ni à dire]. Tu ajoutes hier une injustice flagrante à l'encontre de quelqu'un que j'aime beaucoup et pour laquelle je me bats régulièrement [et oui, je ne sais toujours pas gérer le sentiment d'injustice]. Tu n'oublies pas le reste ... et oui, tout cela en 22 jours.

Je n'avais pas de veste de soie rose, pourtant ce matin j'ai déambulé morose [et seul puisque Zolimari se lève aux aurores pour aller prendre sa dose de malheur dans un travail qui le débecte mais qui lui donne l'impression d'exister de façon sacrificielle] en envisageant le crépuscule si grandiose. A l'instar de la chanson de Christophe, je me demande comment crier davantage : "Peut-être un beau jour voudras-tu, Retrouver avec moi ... Les paradis perdus". Sauf que je sui seul à le dire, seul à l'entendre, seul à le vouloir manifestement puisque je suis entouré de trop nombreuses personnes qui n'écoutent pas, le premier d'entre eux étant celui qui paye aujourd'hui et présentement les esquives et évitements passés. Je pense que je ne supporte plus les contournements, les paroles inconsistantes, les promesses non tenues et Zolimari ne carbure qu'à cela, me faisant payer par ricochet ses lâchetés et son manque de courage [pourtant je peux t'assurer qu'il a pourtant deux couilles, comme tout le monde]. Mais je ne veux pas faire ici son procès, cela ne regarde que nous et c'est une bataille de tous les soirs en ce moment ... les larmes qu'il fait couler n'augurant rien de bon et étant finalement pour moi le signe qu'il va falloir que quelque chose se passe tant l'impasse est totale.

Reboot 2020 donc ... oui ce serait bien. Oui j'aimerais aussi retrouver un peu de légèreté, un peu d'entrain, un peu d'électricité qui me fasse me sentir vivre plutôt que d'avoir [depuis trop longtemps] l'impression de survivre à échapper à des démons qui ne sont pas tous les miens mais dont tout le monde postule que je suis le seul à pouvoir les dominer. Le prochain qui m'explique que je suis doué ou brillant, je lui casse la gueule parce que je ne supporte plus la part de déni ou de résignation figurant dans ces constats abscons prononcés à l'emporte-pièce comme pour faire bien, pour faire sympa. J'en ai marre du "pour faire", j'en ai assez de voir passer ma vie à être aux prises avec des choses dont on m'accable. Besoin de souffler ? Surtout besoin que l'on me protège puisque je passe mon temps à le faire pour les autres, à suffoquer de ne jamais trouver l'oxygène dont je clame avoir besoin en expliquant comment me l'apporter. J'ai besoin de retrouver du plaisir, j'ai besoin de désencombrer tant physiquement que moralement ...

Ouais 2020, tu me saoules déjà tellement que je ne peux déjà plus te voir en peinture, que tu fais déjà exploser ma tête ... que je ne te supporte déjà plus. Oh bien sur, j'ai tout pour être heureux ? Ce n'est pas parce que les éthiopiens auront plus faim que moi que je n'ai pas besoin de manger ... On peut s'arrêter aux apparences, aux faux-semblants ou je ne sais quelle écume. On peut enfin se dire que l'accumulation de "je" et de "moi" que je viens d'écrire est un signe extérieur de ce que quelque chose ne va vraiment pas.

Tto, déjà épuisé

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21 décembre 2020

Pour en finir et peut-être pas qu'avec 2020

Pour en finirDans dix jours, l'année sera terminée et, bien que je ne nourrisse aucun espoir dans le fait que 2021 soit meilleure ou pire ou pareille, c'est l'heure des rétrospectives.

Celle qui m'est tombée dessus ce wikende fut brutale et justifie des lignes que tu vas lire désormais.

Zolimari est tombé sur ce que j'avais publié [et que j'ai retiré de la publication depuis] lundi dernier, en colère et donc dans l'excès. Cela l'a blessé, cela l'a profondément affecté que je livre en pâture [y compris à ceux dont on sait qu'ils guettent ce genre de signes pour jouer de mauvais tours] certains éléments partiaux. J'ai donc retiré ce billet [ce que je ne fais jamais].

Il résulte de cet événement [que j'aurais souhaité n'en être pas un] que j'ai décidé d'interrompre les publications ici, parce qu'il faut bien le reconnaître, je vais mal et je fais du mal. Quand il s'agit de tacler des petits minets qui se croient au dessus de leur condition de diptères amateurs de matière fécale, ça va mais faire du mal à ceux auxquels je tiens et Zolimari au premier rang de ceux-ci est un signe, une prise de conscience que tout déraille. Aussi, après avoir voulu fermer purement et simplement UNE VIE DE TTO samedi soir, j'ai fait le choix de m'absenter et de cesser d'écrire nonobstant le fait que cela me fait du bien.

Quand on veut rester sur l'écume des choses, on peut se convaincre de bêtises toutes plus absurdes et stupides les unes que les autres. J'ai la chance d'avoir deux amis qui ont fait le choix de ne pas en rester là et qui ont gratté pour me démontrer que le soutien qu'ils me prodiguent n'est pas une illusion. Je n'accable personne, je les remercie seulement. Le fait est qu'ils savent que je ne suis pas bien, que le programme essoreuse de la machine à laver n'a jamais si bien tourné qu'en ce moment et ils arrivent, sans s'en parler directement, aux mêmes conclusions que Zolimari, ce qui m'interpelle.

Aussi, j'ai pris la décision de me mettre en retrait, de soulager mon quotidien de la production de billets [qui étaient quasiment ficelés néanmoins] et de voir si je peux continuer ainsi ou faire autre chose. Oui, tu lis bien : à l'heure où j'écris ces lignes, l'avenir d'UNE VIE DE TTO n'est pas assuré et il est probable que je publie le 8 janvier prochain le dernier billet de cette aventure comme un au-revoir pour le quinzième anniversaire de cette épopée.
Pourquoi ? Parce que ce que je croyais encore maîtriser [NDLR : l'écriture], je ne le maîtrise à l'évidence pas du tout au point que je blesse parce que ma lucidité est altérée pour des raisons diverses et trop variées. Il en résulte le sentiment que c'est insupportable pour moi [malgré le procès continuel en infatuosité et nombrilisme que l'on me sert ici, ailleurs et finalement partout ... par pure jalousie ou crétinisme pour quelques-uns].

D'ici début janvier, ce sont donc des best-of qui viendront remplir cet espace, des tranches d'une époque passée dont j'aspire à la résurgence mais de laquelle j'ai perdu la recette.
Citons les grands auteurs ... Claude Barzotti a chanté : "Je ne t'écrirai plus, je n'en ai plus besoin. Je ne t'écrirai plus, maintenant tout va bien. Je ne t'écrirai plus, le calme est revenu. La tempête a cessé, j'ai fini de t'aimer". Quelque part, je ne suis plus sûr de continuer à écrire ici mais c'est tout le contraire.

Je te souhaite, lecteur qui m'a accompagné si longtemps ou juste récemment, de joyeuses fêtes de fin d'année.
A bientôt peut-être.

Tto

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16 décembre 2020

J'en bave

Même si l'on pourrait traduire "Dali oui" en russe par Dali da, c'est bien en pensant à l'artiste un peu timbré que j'entame mon propos.

Si Salvador Dali était donc fou du chocolat Lanvin [et ne va pas croire que je fais un fabuleux billet manifestement équipolent à de la publicité clandestine], je dois avouer que j'ai donc un point commun avec le pygmalion d'Amanda Lear. Tous les ans, je succombe aux mêmes formes arrondies, aux délices du nectar qui en sort et j'en bouffe au kilomètre.

escargot LanvinMais oui ... c'est bien de mon chocolat préféré qu'il s'agit : j'adore les escargots de Lanvin !

Je sais bien que tu vas me dire que c'est l'horreur absolue parce que c'est industriel au possible et que vraiment, c'est l'abomination totale.
D'un autre côté, je te ferai remarquer que tout le monde a son chocolat honteux et que les escargots Lanvin, c'est quand même moins pire que les Pyrénéens et les Mon Chéri.

Au surplus, je suis allé regarder justement ce que j'ingère. Du praliné à 48 % donc du sucre, des noisettes, des amandes. Ajoute à cela du sucre [encore], du lait concentré sucré, du beurre de cacao, de la pâte de cacao, du cacao, un émulsifiant qui n'est autre que la lécithine de tournesol, du beurre pâtissier et un arôme naturel de vanille.

Alors oui, c'est au niveau E en nutriscore donc c'est tout rouge de chez rouge. Pour 100 grammes, on arrive à 37 grammes de matières grasses avec des lipides en quantité élevée, 14 grammes d'acides gras saturés en quantité élevée, 43.7 grammes de sucres en quantité élevée et 0.07 gramme de sel en faible quantité.

Un escargot de 16,3 g, et on arrive à 92 Kcal. C'est moche hein ...

Sauf que tu vois, tout ça me fait dire une chose : c'est moins pire que le Nutella contre lequel j'ai lancé ma croisade cette année parce que cela tue des ourangs-outans, notamment. Donc hier, fier comme Artaban, je suis revenu avec mes deux boites d'escargots de Lanvin. Oui, deux grosses boites toutes pleines pour bien déguster et m'en mettre bien profond. C'est mon orgie de fin d'année et, je peux te l'assurer, je ne l'ai pas volée cette orgie là.

Tto, qui en bave

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15 décembre 2020

L’infâme liste de cadeaux de Noël

Noël, c'est la fête familiale par excellence, celle par laquelle petits et grands se retrouvent dans une ambiance de wuiétude et de partage à nulle autre pareille. Oh oui, la douceur de Noël ... la gentill... euh, on n'a pas dit que Noël c'était nul cette année ? Du coup ... voici de quoi t'adapter ! Bah oui, parce que Noël c'est nul, il faut des cadeaux nuls ! Mais attention, dans les cadeaux nuls, il y a ceux que tu trouves chez Gifi et dont tu as l'impression qu'ils sont incroyables et il y a les cadeaux nuls estampillés "Tto" faisant en sorte que je confirme ma réputation de terreur du cadeau pourri. En voici quatre exemples ...

Diapositive1On commence déjà avec ... l'urinoir à plantes vertes. Ah mais attends, quel garçon n'a jamais apprécié de soulager un beosin pressant en pleine nature ? Et est-ce que la nature s'en est trouvée toute chamboulée voire même que Greta Thunberg est venue te dire droit dans les yeux pendant que tu pissais "Comment osez-vous ? Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec ..." bref. 
De dimension 28,58 x 7,62 x 22,86 cm, pour un poids de presque 68 grammes, l'urinoir végétal pourra te permettre de faire pipi dans les plantes, tout en exerçant ta précision diabolique avec ton engin. Mais oui, et avec ça, tu vas pouvoir pisser dans les plantes en toute logique et avec un plaisir maximisé. Ah ça franchement, c'est un bien joli cadeau pourri de Noël ! Et en plus, ce n'est pas cher puisque je te l'ai trouvé à moins de $8 ici ... reconnais que c'est ludique et surprenant ... comme dirait l'autre, on ne regrettera pas sa soirée [mais tu n'es pas obligé d'organiser tout de suite un championnat de pipi dans le yucca ou dans le ficus dès le réveillon de Noël après avoir ouvert les cadeaux].
L'urinoir à plantes vertes [dont on ne sait pas si elles le resteront longtemps] est disponible ici.

Diapositive2Et si tu offrais un bouquin de photos coquines qui ne sont pourtant pas faites pour se masturber ? Voici donc le livre des images qui ne supposent pas que tu puisses te masturber avec. Oui, je sais ... tu vas me dire que la démarche est singulière sinon totalement inepte alors que d'ordinaire je te conseille des bouquins qui permettent de le faire plutôt deux fois qu'une. Ah bah oui, mais Noël c'est nul tu sais donc pas de raison que les bouquins qui affolent les caleçons n'en soient pas non plus concernés. ... bon là clairement si tu vois beaucoup d'excitation dans des cornichons ou des naseaux de cheval, ce n'est pas le livre le problème ... 
80 pages, disponible ici pour si peu cher ...
Mais sinon, en livre, tu as aussi le livre de coloriage sur des grosses bites design ici, le livre pour cuisiner le sperme, ... oui oui, si tu me cherches sur les livres, tu peux me trouver !!!

Diapositive3Si en revanche tu veux épicer un peu tes cadeaux, pas de doute : le coffret Challenge de Scoville est exactement ce qu'il te faut. Mais je te préviens, c'est presque pire qu'une pénétration au verre pilé. Dans ce coffret, il y a de quoi départager les compétiteurs habituels des restaurants pimentéss indiens que le curry vert n'effraie plus. L'echelle de Scoville est une échelle de mesure de la force des piments inventée en 1912 par le pharmacologue Wilbur Scoville dans le cadre de son travail dans la société Parke-Davis, à Détroit. Son but est de renseigner sur le piquant et le degré de concentration de capsaïcine qui est l'une des nombreuses molécules responsables de la force des piments.
Regroupées dans un livre, les bouteilles de 22 à plus de 300 ml comprennent de la sauce piquante au bacon, de la sauce piquante Chili et lime, de la sauce piquante Sriracha, de la sauce piquante cajun, de la sauce piquante originale, de la sauce piquante au wasabi, de la sauce piquante à l'ail rôti, de la sauce piquante de l'enfer Habanero, de la Hot Sauce From Hell Devil's Revenge; de la sauce piquante au poivre fantôme ... Uniquement avec les meilleurs ingrédients comme les piments habanero, les piments de Cayenne, les piments jalapeño, la sriracha, le wasabi et le chili lime, certaines bouteilles contiennent 1 million d'extrait de capsicum de Scoville, ce qui est assez pour faire brûler une bouche comme l'enfer.
C'est pour $24,95 un voyage au bout de l'enfer et c'est ici.

 

Diapositive4Waldo ou Charlie, qu'importe ... l'essentiel est de le retrouver dnas un univers graphique touffu. Et bien là, c'est une petite partie de Waldo ou Charlie, c'est le zizi du personnage en quelque sorte qu'il faut retrouver si tu veux. "Spot the cock" consiste à retrouver dans l'illustration  le sexe masclin en érection qui a été glissé ... qui s'est glissé ... enfin bref, tu m'as compris. C'est ludique évidemment et c'est typiquement anglais.
C'est la raison pour laquelle il t'en coutera £6,79 ici.

Sinon et en guise d'autres idées et puisqu'il te reste désormais dix jours, voici d'autres idées en vrac.
Une veilleuse de toilettes.
Une boule à thé en forme de testicules.
Un frappe porte évocateur qui permet de frapper en agitant les couilles du monsieur [si avec cette dsescription tu ne cliques pas sur le lien, je n'y comprends plus rien].
Des sandales poisson mort.
Ou encore le fameux savon pour pénis en érection.

si avec tout cela tu n'as pas trouvé ton bonheur ou de quoi faire celui de ceux que tu croiseras à Noël, c'est vraiment que Noël c'est nul nul nul ...

Tto, terreur du cadeau

 

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14 décembre 2020

Du vague à l'homme

Du vague à l'homme

Sigmund Freud écrivit "L'accumulation met fin à l'impression de hasard". En l'occurrence [et ce n'est pas si souvent], il a raison, ce que je peux te confirmer au sortir d'un wikende lamentable venant à la suite d'une semaine compliquée, elle même consécutive à trois semaines et wikendes du même acabit. L'avantage, c'est que la semaine qui commence aujourd'hui sera peut-être équivalente mais, une chose est certaine, elle ne rehaussera pas le niveau.

La faute à ? Oh je m'en fous maintenant de savoir à qui c'est la faute. Je vis avec un mec qui est incapable de concilier ses envies et besoins avec le souci d'être reconnu comme un super-héros dans son travail, se faisant dès lors un plaisir de laisser déborder le boulot sur notre vie personnelle. Si mon humeur a pu être ternie par mes soucis de travail, j'ai néanmoins toujours essayé de laisser les limites là où elles devaient être parce que lorsque je vis avec quelqu'un, je ne l'envisage pas comme le page de mes incartades, comme le docile domestique de mes lâchetés du quotidien, comme un spectateur de mon rythme égoïste. Oui mais voilà, ces précautions, consistant à toujours mettre l'autre au centre de toutes mes décisions, ne sont pas partagées ... générant dès lors un déséquilibre dont tu sais fort bien à quoi il conduit.

Ainsi donc et si je retrace avec objectivité, il aura travaillé, sur la semaine dernière, deux fois avant 7h du matin, il se sera couché un soir à 3h du matin pour finir je ne sais quoi, n'aura pas quitté son PC avant 20h quatre fois dans la semaine et, cerise sur le gâteau, aura travaillé ce dimanche de 11h45 à 23h15 avec une pause d'une heure pour regarder "The Crown" [ce qui servira d'alibi au fait qu'il aura pris du temps pour moi sur la journée]. Ajoute à cela la comédie du "Je ne me sens pas bien, tout m’oppresse y compris PokémonGo" hier matin dans la salle de bain pour m'annoncer à 11h20 que j'allais passer la journée tout seul, sans rien pouvoir espérer. La fête ne serait pas complète si je n'ajoutais pas qu'il s'est mis à ronfler à 23h25 ... me condamnant donc à aller dormir sur le canapé pour essayer vaguement de me reposer un peu avant le début des hostilités. Sympa non ?

Et tu sais quoi ? C'est pas de sa faute [forcément !], il n'a pas le choix [évidemment, c'est une victime] et je suis trop dur. Ah oui, je suis trop dur ... tellement dur que moi, la semaine précédente quand j'étais contrarié, il s'est permis de m'en mettre plein le caisson à m'expliquer que je gâchais tout, que j'étais un enfant gâté qui ne se rendait pas compte de la chance qu'il avait et qu'il en avait marre. Et c'est moi qui est dur ...

Je sais ce que tu vas dire : ouh la la, il faut en parler et tout ira mieux. Oui sauf que pour parler, encore faut-il avoir une parole qui dispose d'un peu de crédit. Pour parler, encore faut-il avoir la possibilité d'écouter y compris ce qui ne fait pas plaisir. Pour parler, encore faut-il qu'un échange puisse correspondre à une prise de conscience. Finalement, je vais être obligé de me ranger à ce que l'on m'avait dit de lui [son ex] : c'est un égoïste qui ne supporte pas qu'on ne l'aime pas et qui est très généreux pour s'excuser d'être casse-couilles.

L'avantage, c'est que je ne l'aurai pas sur le dos cette semaine. Aujourd'hui, il est avec son travail chéri avec lequel il aurait finalement dû se marier. Demain, et mercredi, je me rendrai à mon travail parce que j'ai quand même plein de réunions importantes [mais pas tant que cela puisque moi, je ne travaille pas à la déconstruction de mon couple le dimanche], jeudi il sera à Angers [son ancien terrain de chasse] et rentrera quand il le voudra bien vers 22h. Il n'y a guère que vendredi que nous allons nous croiser. Samedi, je ne sais pas s'il viendra avec ma mère, mon frère et moi dans l'ancienne maison de mon grand-père pour récupérer les affaires de ma mère. Quant à dimanche, je sais déjà que ce sera une journée pourrie ... comme toutes les autres.

Le cumul de sorties de route est un révélateur, une sorte de lumière jetée sur les écarts devenant difficiles à rapprocher par la seule volonté d'un seul alors que cela devrait être commun. Ah oui mais pour cela, il faut se donner la peine [et quand on attend déjà que les assiettes sales posées sur le plan de travail de la cuisine aillent toutes seules jusqu'au lave-vaisselle, tu envisages la marche à franchir ... et je te parle pas des poubelles].

Du coup, oui je suis distant parce que j'en ai un peu marre de constater que les veines promesses du mois de juillet n'auront pas tenues six mois, un peu comme d'autres qui ne tiennent pas dix jours mais c'est normal, je suis un mec qui réfléchit avec autre chose que mon cerveau il parait [et ce n'est pas normal voire même pire].

Tto, las

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